Vous le savez peut-être, les Japonais sont très dévoués à leur entreprise. Après leur longue journée de travail (un quart des salariés japonais travaillent plus de 50 heures par semaine, source : aujourd'hui le Japon), beaucoup d'entre eux sortent boire un verre avec leurs collègues et rentrent chez eux totalement bourrés.

La mort par surmenage   - karoshi en japonais - est un phénomène courant et en développement (tout comme les suicides d'étudiants qui n'arrivent pas à intégrer les universités de leur choix)

Quelques chiffres ci-dessous pour appréhender le phénomène :
"Selon des statistiques officielles, 150 cas de "karoshi" sont recensés chaque année. Mais les services sociaux ne sont pas toujours contactés. La police a comptabilisé en 2007 plus de 2.200 suicides provoqués par des problèmes au travail, des salariés démoralisés pour l'essentiel." (Source : Europe 1)

"Un nombre record de 330 Japonais sont morts ou sont tombés gravement malades à cause du surmenage au cours de l'année 2005-2006 (avril-mars), tandis que le nombre de suicides a dépassé les 30.000 pour la huitième année consécutive, selon des statistiques publiées jeudi." Source

Pour remédier à ce problème, le ministre de la santé japonais réfléchit à un programme de prévention contre le surmenage et à une campagne de communication.

Pourquoi j'aborde ce thème aujourd'hui ? Plusieurs journaux ont relayé l'information suivante : une gérante de Mac Do meurt par surmenage au Japon (cf l'article du journal Le Monde)

Cela m'a fait penser aux actualités de ces derniers jours : les cas de suicide chez France Télécom, la tentative de suicide chez H&M, etc...

Contrairement au japonais, les français ne meurent pas par surmenage mais par un trop grand stress et de très mauvaises conditions de travail (trop de changement dans les équipes, une mauvaise ambiance, de nombreux licenciements, etc).

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